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Plus de raffinement

Le premier changement impressionnant s’est opéré sur l’industrie avec la montée en volume des productions des plats cuisinés tous prêts. La reproductibilité des recettes étant devenue un jeu d’enfant, les cadences se sont envolées et la cuisine moderne s’est déployée à la façon d’un tsunami. Ce fut la révolution de la conserve et l’apparition des repas minutes appertisés en supermarché. Ce changement a eu une conséquence gigantesque sur nous tous par le biais de nos régimes alimentaires. A tous les âges de la vie le contenu de nos assiettes a changé. Des petits pots pour bébé aux plats préparés traiteur de Mami en passant par les surgelés des travailleurs, tout le monde en a profité. Ainsi avons nous tous bénéficié d’un bol alimentaire plus raffiné.

Quand la qualité industrielle était plus populaire que le fait artisanal

L’agriculture a été le second système a se laisser modifier en profondeur. Non sur l’aspect productiviste d’après guerre mais sur la nature des végétaux. Du géant céréalier au plus petit agriculteur de montagne tous ont répondu favorablement aux besoins de standardisation et de raffinement. Personne à l’époque ne reprochait aux grainetiers de proposer des variétés aux caractéristiques adaptées à la cuisine moderne. La farine très blanche pour le pain comme pour les crêpes ainsi que les haricots sans fils et fondants ont ravi tout le monde. Dans le même temps producteurs de viandes et de poissons ont voulu leur part et répondre à cette demande. Les éleveurs ont modifié leurs cheptels avec des animaux à la chair plus tendre et au goût moins fort et plus fin. Le poisson d’élevage a fait son entrée en masse. Les agriculteurs ont fourni des céréales adaptées à l’alimentation de tout ce beau monde animal.

 

 

A la maison les recettes ont aussi changé pour laisser place à une cuisine plus raffinée. Sur les étals la variété des fruits et légumes a diminué, leur taille à augmentée, leur couleur est plus pétante, leur apparence plus homogène.

Le résultat est la.

Un coté pile qui affiche une belle réussite avec :

  • Des fortunes colossales pour les industriels.
  • Des femmes aux fourneaux qui ont raccroché leur tablier et qui sont devenues des femmes libres et disponible de transpirer aux cours de pilâtes.
  • Des petits plats gourmets facile à faire ou à acheter tout prêt pour les célibataires et les collectivités.
  • Un volume de nourriture disponible bien supérieur à nos besoins.
  • Une industrie très pointue qui produit des ingrédients et des plats d’une grande régularité, créative, aseptisée et hyper contrôlée car elle est produite en si grande quantité qu’une seule contamination en usine et la maladie se disperserait instantanément.
  • Des viandes beaucoup moins chères et très critiquées par les amateurs de goûts et les indépendants qui perdent leurs clients au profit de la grande distribution. Mais des foyers aux revenus modestes qui trouvent de la viande à portée de leur bourse en abondance.

Un coté face qui n’a jamais été aussi sombre avec :

  • Des sols aux biotopes éteints et pollués. Des rivières en France parmi les plus polluées au monde. Plus de la moitié des insectes disparus en France.
  • Des mets raffinés toxiques et dangereux pour l’homme de par leur nature et pas seulement de par leur composition chimique.
  • Des volumes de bols alimentaire qui sont augmentés. Il faut manger plus pour se nourrir en raison de composants triés dans des proportions qui s’éloignent des besoins naturels. Le gras, le doux, les protéines simples sont présentes en large majorité.
  • Des désordres de santé chroniques et aiguës à la croissance fulgurante (diabète, surpoids, Parkinson, Alzheimer, prurits de toutes sortes, allergies, asthme, maladies auto-immunes, cancers, pneumopathies, troubles mentaux, infertilité). La toxicité des nouveaux matériaux et produits chimiques de synthèse de la vie quotidienne, ainsi que le stress psychosocial lié à la crise économique, venant amplifier ce phénomène.
  • Une anxiété du plus grand nombre face à l’incapacité à comprendre le phénomène et à réagir.

Y a t-il une issue de secours ? Et si oui peut on en sortir indemne ?

Pour décider de chercher la sortie chacun a besoin de se rendre compte qu’un danger s’abat sur lui et que sa sauvegarde est en danger. Certains troubles mettent des années à apparaitre et sont mal catalogués par les académies de médecines. Les chaires de microbiologie des sols ont disparu de toutes les universités du monde empêchant les ingénieurs agronomes de prendre conscience du danger des productions agricoles intensives. Les dangers sont la mais ne sont pas visibles à l’œil non initié. Il est de ce fait difficile de s’alerter tôt. La technologie de l’auto test biologique est pourtant au point mais pas les esprit. Ces techniques mettent encore plus de temps à se déployer chez les particuliers car un système centré sur l’écologie individuelle et maitrisé par chacun d’entre nous manque.

De quoi se protéger en premier ? Que faire en cuisine ?

Voir la suite dans l’épisode 3.