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La haute technologie et la finesse au service du plus grand des dangers.

L’analyse des causes de bien des maux nous ramène très souvent aux effets néfastes de techniques performantes qui ont été longuement développées par l’homme. Le milieu industriel en compte bon nombre du fait du besoin des entreprises de ce secteur de démultiplier leurs capacités pour produire en très grande quantité, vite et d’une qualité constante. Le secteur du bâtiment a développé dans les bureaux d’études et d’architecture des modèles informatiques qui permettent de pousser toujours plus loin la grandeur des bâtiments pour maximiser la modernité et les profits des promoteurs.

Malheureusement pour les être fragiles et vulnérables que nous sommes les résultats de ces méthodes ont des effets néfastes sur notre qualité de vie. Il en est de même pour l’alimentation. Tout est parti pourtant d’intentions louables et de gens ingénieux qui ont probablement travaillé dur pour développer leurs techniques. La confiances aveugle que les sytèmes se sont prêtés entre eux au motif de modernité et de profit a laissé dériver plus avant des menaces aujourd’hui à l’oeuvre.

L’alimentation moderne, de la gastronomie à la cuisine familiale, n’a jamais été aussi raffinée et aussi problématique.

Depuis des générations, les cuisiniers passionnés ont rivalisé de leurs talents pour rapprocher leurs plats de l’esthétique à la mode du moment. Durant près d’un siècle cette quête du beau plat s’est accompagnée d’une mode : le raffinement des mets. Le résultat de la cuisine gastronomique moderne et en particulier française est clairement fait de matières plus triées et de formes très travaillées voire contemporaines ou l’ingrédient brut de départ est souvent peu reconnaissable. L’industrie s’est emparée de ce savoir faire.

Dans ce domaine l’innovation serait-elle mère de tous les dangers ? Et si l’on ne pouvait reconnaitre le danger d’abord parce que l’on ne le voit pas ? Pourtant ce qui nous menace est beaucoup plus facile à repérer qu’il n’y parait. C’est à notre portée. L’avatar est bien fait mais facile à démasquer.

Quand une culture accessoire chasse la connaissance des besoins essentiels

Les fournisseurs de matière première se sont adaptés à cette cuisine en proposant des produits transformés issus des fruits et des légumes plus aptes à entrer dans ces nouvelles préparations. C’est ainsi que les farines blanches très fines et très blutées sont apparues. En remontant la chaine d’approvisionnement les grainetiers et les pépiniéristes ont cherché à concevoir de nouvelles variétés. Le but, disposer de végétaux à la chair plus facile à transformer, plus facile à produire, et au goût plus simple et reproductible. Ceci afin que l’acheteur final puisse disposer d’une recette standardisée qui soit sans surprise gustative. Ainsi sont nées les pommes à la couleur bien homogène et au goût uniforme. Oui mais voila, cette sélection s’est faites en supprimant certains éléments des matières premières.

 

Durant le dernier siècle cette évolution de la préparation culinaire a eu une influence phénoménale sur de nombreux systèmes. Avec au final un oubli, la culture de se nourrir. La culture du beau, du prix et du plaisir gustatif l’emporte pour la majorité de la population. Oui mais pas vous me direz-vous ?

 

Qu’est ce que le raffinement ? Et quelle est la menace ?

 

Voir la suite dans l’épisode 2.