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De graves dommages sans danger visible

La gestion des risques commence souvent par le repérage des dangers. Et c’est en particulier les dommages qui en résultent qui nous font réagir ou pas.

 

Voir le danger n’est pas toujours possible

Il y a des dommages qui sont peu connus. Cette méconnaissance les rend peu visibles par la conscience collective. Les dangers de l’automobile par exemple ne touchent pas tous les usagers de la voiture. Il a fallu que des études statistiques soient reprises par des associations. Ces “lobbyistes du bien” influencent ainsi les lois qui obligent les automobilistes à respecter des moyens et des comportements préventifs comme ceux qui concernent la ceinture, l’alcool, la vitesse, le téléphone, les pneumatiques, le contrôle technique.

Cela a été possible parce que les dommages sont très graves et immédiats. C’est le cas lorsque l’accident se produit avec en particulier la mort de l’individu. Et parce que le lien de cause à effet entre la blessure et l”accident est évident.

 

Exposé malgré soi

Il y a des dangers dont les dommages sont beaucoup moins visibles et dont le lien de causalité n’est pas visible. Ainsi, lorsque l’effet néfaste se produit, la cause n’est pas repérée. Sans moyen de repérer simplement le danger les individus ne sont pas effrayés à son approche, puisqu’ils ne le voient pas.

C’est le cas avec les substances chimiques sans goût ni odeur. Et en particuliers les molécules qui ne sont pas naturellement présentent dans notre corps. Les troubles provoqués par les molécules étrangères à l’homme sont en constante augmentation. A titre d’exemple, ces 50 dernières années la fertilité des hommes a baissé de 50 % et le nombre des troubles de l’appareil génital et notamment le cancer des testicules ont “explosé”. Une des causes certaine sont les produits chimiques de synthèse invisibles qui pénètrent dans notre organisme. C’est le cas en particulier les additifs du plastique ou des papiers absorbants.

 

Plus de risques à la maison

Lorsque les composés toxiques proviennent des objets de la vie courante le phénomène est plus diffus que dans l’environnement professionnel. Une exposition forte sur le lieu de travail créé des effets plus rapidement et sur un groupe de personnes proches. Il est alors plus facile de faire le rapprochement entre les effets et la source. Dans le cas des troubles organiques ou neuro-comportementaux , comme dans l’exemple du cancer des testicules, liés aux molécules étrangères à l’homme, les cas sont éparpillés sur le territoire. Sans recueil du nombre de cas il est difficile de se rendre compte que certains usages présentent un danger. Pour percevoir les danger chaque individu devrait améliorer la vision de son mode de vie. A quand le document unique d’évaluation des risques personnels ?

Il est d’autant plus difficile de percevoir le danger des molécules étrangères à l’homme qu’il n’existe pas d’étude de toxicité sur les produits de synthèse. Tout producteur peut mettre sur le marché une molécule sans l’avoir testé auparavant. Seuls les médicaments doivent être testés. C’est une aberration du système juridique qui rappelle que les institutions ont une vocation qui est souvent loin des préoccupations individuelles.

 

 

Pourtant il y a bien longtemps que des personnes donnent l’alerte. Ici, dans cette vidéo,  nous sommes dans les années 60!

 

Le premier moyen de se protéger consiste à connaitre les fondamentaux en hygiène et sécurité. Il s’agit également des bases de l’écologie : tout corps ou molécule étranger à un système qui est introduit dans ce système provoque une réaction du système. En matière de protection contre les infections la conscience collective a admis les bases de l’hygiène moderne. Le lavage des mains et des ustensiles du quotidien est une habitude pour la majorité d’entre nous. La marche en avant est courante dans les entreprises qui produisent de alimentaton. Il en est tout autrement des contaminations inertes. C’est à dire les molécules qui ne sont pas des bactéries ou des virus.

La peau, la bouche, les yeux, l’intestin, les poumons sont perméables à ces molécules étrangères. Et nous savons cela depuis longtemps. La tragédie du saturnisme liée à l’intoxication due au plomb ainsi que les effets des fibres d’amiante nous ont montré que notre corps est très accessible, très réactif et très fragile

Alors pourquoi tarder autant à réagir aujourd’hui. Les matériaux et molécules nouveaux se multiplient plus vite que l’essor de l’industrie et des technologies. Ce phénomène nous prendrait-il de vitesse ? Aurions nous perdu notre mémoire collective ?

La chimie est sortie des laboratoires académiques pour rejoindre le grand public et l’industrie. Les bonnes pratiques et l’éthique que l’usage de la fission nucléaire avait fait naître auraient elles disparues ?

La diffusion des molécules étrangères dans l’air et l’eau va grandissante. C’est un fait connu pour d’autres usages bénéfiques. L’usage de l’homéopathie est passé dans les habitudes d’un très grand nombre de personnes. 3 personnes sur 1000 dans le monde et 10 personnes sur 100 en France avec 1 mère sur 2 ! Alors si tant de monde a confiance dans l’homéopathie, et donc dans la mémoire de l’eau, pourquoi ne pas regarder avec autant d’objectivité la dangerosité, l’effet à faible dose, et la diffusion ultra rapide de ce qu’il convient d’appeler des polluants ?

La solution pour se protéger semble aujourd’hui plus d’ordre comportemental que technique. Nous n’évoquerons pas ici l’acte législatif car il n’est pas à la portée de l’individu isolé ou de l’entreprise. Il est par contre tout à fait utile et faisable pour chaque individu de se protéger. Les notions de couple activité-matériel à risque, de gravité, de fréquence et durée d’exposition, de prévention, de repos-récupération n’ont jamais été aussi utiles.

Quand certains scientifiques sont aveugles.

Les produits cachés se retrouvent partout. Le mobilier, les objets, les tissus, l’air, l’eau.

Les mélanges augmentent la toxicité.